

Vêtement
Le sous-vêtement se composait d'une chemise de lin et de braies. La protection du corps
était renforcée par le port de chausses de cuir attachées par des lanières, et un gambison
ou gambeson en cuir. Pour finir, le surcot, porté sur la cotte, est aussi appelé jupon
d'arme ou cotte d'arme. Il était cousu d'une croix rouge, insigne de l'ordre, devant comme
derrière. Il permettait de reconnaître les combattants Templiers sur le champ de bataille
comme en tout lieu. Le baudrier, porté autour des reins, était une ceinture spéciale qui
permettait d'accrocher l'épée et de maintenir le surcot près du corps.
La tunique et le manteau blanc orné sur l’épaule de la croix pattée rouge comportant 4
branches égales, furent créées par le Pape Eugène III en l’an 1146.
Le manteau des Templiers faisait référence à celui des moines cisterciens.
Seuls les chevaliers, les frères issus de la noblesse, avaient le droit de porter le
manteau blanc, symbole de pureté de corps et de chasteté. Les frères sergents, issus de la
paysannerie, portaient quant à eux un manteau de bure, sans pour autant que ce dernier ait
une connotation négative. C'était l'ordre qui remettait l'habit et c'est aussi lui qui
avait le pouvoir de le reprendre. L'habit lui appartenait, et dans l'esprit de la règle,
le manteau ne devait pas être un objet de vanité. Il y est dit que si un frère demandait
un plus bel habit, on devait lui donner le " plus vil ".
La perte de l'habit était prononcée par la justice du chapitre pour les frères qui avaient
enfreint gravement le règlement. Il signifiait un renvoi temporaire ou définitif de
l'ordre.
Dans sa bulle Vox in excelso
d'abolition de l'ordre du Temple, le pape Clément V indiqua
qu'il supprimait "le dit ordre du Temple et son état, son habit et son nom ", ce qui
montre bien l'importance que l'habit avait dans l'existence de l'ordre.