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La fondation de l'ordre du Temple

La création de l’Ordre du temple, remonterait au 27 décembre 1118 à l’emplacement du Temple du Roi Salomon en terre Sainte par neuf chevaliers :

- Hugues de Payns, Geoffroy de Saint-Omer

- André de Montbard, Payen de Montdidier

- Archambaud de Saint-Aignan, Geoffroy Bisol

-  Hughes Rigaud, Rossal et Gondemare.

C'est le 23 janvier 1120, lors du concile de Naplouse que naquit, sous l'impulsion d'Hugues de Payns et Geoffroy de St-Omer, la milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon (en latin : pauperes commilitones Christi Templique Solomonici), qui avait pour mission de sécuriser le voyage des pèlerins affluant d'Occident depuis la reconquête de Jérusalem.

Dans un premier temps, Payns et St-Omer se concentrèrent sur le défilé d'Athlit, un endroit particulièrement dangereux sur la route empruntée par les pèlerins. 

Par la suite, l'une des plus grandes places fortes templières en Terre Sainte fut construite à cet endroit : le château Pèlerin. 

Le nouvel ordre ainsi créé ne pouvait survivre qu'avec l'appui de personnes influentes. Hugues de Payns réussit à convaincre le roi de Jérusalem Baudouin II de l'utilité d'une telle milice, chose assez aisée au vu de l'insécurité régnant dans la région à cette époque. 

Les chevaliers prononcèrent les trois vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. Ils reçurent du patriarche Gormond de Picquigny la mission de "garder voies et chemins contre les brigands, pour le salut des pèlerins " ("ut vias et itinera, ad salutem peregrinorum contra latronum ") pour la rémission de leurs péchés.

Le roi Baudouin II leur octroya une partie de son palais de Jérusalem, à l'emplacement du Temple de Salomon, qui donna par la suite le nom de Templiers ou de chevaliers du Temple. Hugues de Payns et Geoffroy de Saint-Omer ne furent pas les seuls chevaliers à avoir fait partie de la milice avant que celle-ci ne devienne l'ordre du Temple. Voici donc la liste de ces chevaliers, précurseurs ou "fondateurs" de l'ordre :
- Hugues de Payns, originaire de Payns en Champagne 

- Geoffroy de St-Omer, originaire de Saint-Omer dans le comté de Flandre 

- André de Montbard, originaire de la Bourgogne 

- Payen de Montdidier, originaire de la Somme en Picardie 

- Geoffroy Bisol, originaire de Frameries dans le comté de Hainaut 

- Rolland, originaire du marquisat de Provence 

- Archambault de Saint-Amand 

- Gondemare.

L'Ordre du Temple était un ordre religieux et militaire international issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge, ses membres étaient appelés les Templiers.
Il œuvra pendant les XIIe et XIIIe siècles à l'accompagnement et à la protection des pèlerins pour Jérusalem dans le contexte de la guerre sainte et des croisades. Il participa activement aux batailles qui eurent lieu lors des croisades et de la Reconquête. Afin de mener à bien ses missions et notamment d'en assurer le financement, il constitua à travers toute l'Europe chrétienne et à partir de dons fonciers, un réseau de monastères appelés commanderies. Cette activité soutenue fit de l'ordre un interlocuteur financier privilégié des puissances de l'époque, le menant même à effectuer des transactions sans but lucratif avec certains rois ou à avoir la garde de trésors royaux.

Le premier don (de trente livres de sous angevins) reçu par l'ordre du Temple vint de Foulque, comte d'Anjou. Par la suite, Foulque alla en pèlerinage à Jérusalem et en devint le roi.
L’Ordre participera à la prospérité de l’Europe occidentale ainsi qu’à la naissance de l’ère des cathédrales gothiques, en tant que financier et bâtisseur.

La Règle

En 1128 promulgation de la Règle de l’Ordre, par le concile de Troyes sous l’impulsion de Saint Bernard de Clairvaux

Les sceaux templiers

Cachet personnel qui authentifie un acte et atteste d'une signature. Il existe une vingtaine de sceaux templiers connus. Ils appartenaient à des maîtres, hauts dignitaires, commandeurs ou chevaliers de l'ordre au XIIIe siècle. Le sceau templier le plus connu est celui des maîtres de l'ordre sigilum militum xristi qui représente deux chevaliers armés chevauchant le même cheval.

Les Batailles

Dans l'action militaire, les Templiers étaient des soldats d'élite Ils ont fait preuve de courage et se sont révélés être de fins stratèges. Ils étaient présents sur tous les champs de batailles où se trouvait l'armée franque et ont intégré les armées royales dès 1129.

Le siège de Damas ayant été une grosse défaite pour le roi de Jérusalem, Baudouin III, celui-ci décida de lancer une attaque sur Ascalon.

Le maitre de l'ordre, Bernard de Tramelay, appuya l'avis du roi et l'attaque fut lancée le 16 août 1153. Ce fut une hécatombe pour les Templiers qui pénétrèrent au nombre de quarante dans la cité derrière leur maitre. En effet, ils furent tous tués par les défenseurs égyptiens de la cité et leurs corps suspendus aux remparts

La ville d'Ascalon tomba le 22 aout 1153 .

Bataille de Montgisard le 25 novembre 1177

Cette bataille, menée le 25 novembre 1177, fut l'une des premières du roi de Jérusalem Baudouin IV, alors âgé de seize ans. Les troupes du roi avaient été renforcées par quatre-vingts Templiers venus de Gaza à marche forcée. Cette alliance de forces eut raison de l'armée de Saladin à Montgisard, près de Ramla

Bataille de Hattin le 4 juillet 1187

Sur les conseils du Temple (alors commandé par Gérard de Ridefort) et de l'Hôpital, Guy de Lusignan apprêta l'armée. 

Le 4 juillet 1187, Saladin encercla les Francs. Presque toute l'armée fut faite prisonnière (environ quinze mile hommes), ainsi que le roi lui-même, Saladin ayant une aversion particulière pour les Templiers, ceux-ci ont tous été exécutés par décapitation (ainsi que tous les Hospitaliers) Un seul Templier fut épargné, le maitre en personne : Gérard de Ridefort.

Bataille d'Arsout (7 septembre 1191)

Après la chute de Jérusalem, une troisième croisade fut lancée à partir de l'Europe. Richard Coeur de Lion se retrouva seul après le retrait de la majorité des troupes allemandes de Frédéric Barberousse et le retour de Philippe Auguste en France. 

Richard fit marcher son armée le long de la mer, ce qui lui permit de rester en communication avec sa flotte et, ainsi d'assurer continuellement l'approvisionnement de ses troupes.

Formée d'une immense colonne, l'armée de Richard avait pour avant-garde le corps des Templiers, venaient ensuite les Bretons et les Angevins, Guy de Lusignan avec ses compatriotes Poitevins, puis les Normands et les Anglais et enfin en arrière-garde les Hospitalier.

Dans les premiers temps de la bataille, Richard subit l'initiative de Saladin mais reprit la situation en main pour finalement mettre l'armée de Saladin en déroute par deux charges successives de la chevalerie franque et ce malgré le déclenchement prématuré de la première charge

Bataille de Mansourah (8 février 1250)

Le comte Robert ler d'Artois, désobéissant aux ordres de son frère le roi Louis IX, voulut attaquer les troupes égyptiennes malgré les protestations des Templiers qui lui recommandaient d'attendre le gros de l'armée royale. L'aval-garde franque pénétra dans la cité de Mansourah, s'éparpillant dans les rues. 

Profitant de cet avantage, les forces musulmanes lancèrent une contre-attaque et harcelèrent les Francs. Ce fut une véritable hécatombe. De tous les Templiers, 295 périrent, dont le maitre de l'ordre Guillaume de Saunhac. Seuls quatre ou cinq en réchappèrent Robert d'Artois lui-même, instigateur de cette attaque sans ordre et complètement dénuée de sens, y perdit la vie

Saint Louis reprit l'avantage le soir même en anéantissant les troupes qui venaient d'exterminer son avant-garde Cependant, les Templiers avaient perdu entre-temps presque tous leurs hommes

 

Le prêt

Les Templiers devaient exercer une activité économique, commerciale et financière pour payer les frais inhérents au fonctionnement de l'ordre et les dépenses de leurs activités militaires en Orient.

Cependant, il ne faut pas confondre cette activité avec celle de la banque L'usure, c'est-à-dire une tractation comportant le paiement d'un intérêt, était interdite par l'Église aux chrétiens et de surcroit aux religieux. Comme le dit l'Ancien Testament

" Tu n'exigeras de ton frère aucun intérêt pour l'argent, ni pour vivres, ni pour aucune chose qui se prête à intérêt. "

Les Templiers prêtaient de l'argent à toutes sortes de personnes ou institutions : pèlerins, croisés, marchands, congrégations monastiques, clergé, rois et princes Le montant du remboursement était parfois supérieur à la somme initiale lorsqu'il pouvait être camoufle par un acte de changement de monnaie. C'était une façon courante de contourner l'interdit

Lors de la croisade de Louis VI, le roi de France en arrivant à Antioche demanda une aide financière aux Templiers. Le maitre de l'ordre, Evrard des Barrès, fit le nécessaire. Le roi de France écrivait à son intendant en parlant des Templiers, " nous ne pouvons pas nous imaginer comment nous aurions pu subsister dans ces pays d'Orient, sans leur aide et leur assistance. Nous vous notifions qu'ils nous prêtèrent et empruntèrent en leur nom une somme considérable Cette somme leur doit être rendue . " La somme en question représentait deux mille marcs d'argent".

La lettre de change

L'activité financière de l'ordre prévoyait que les particuliers pussent déposer leurs biens lors d'un départ en pèlerinage vers Jérusalem, Saint-Jacques de Compostelle ou Rome. Les Templiers inventèrent ainsi le bon de dépôt Lorsqu'un pèlerin confiait aux Templiers la somme nécessaire à son pèlerinage, le frère trésorier lui remettait une lettre six laquelle était inscrite la somme déposée. Cette lettre manuscrite et authentifiée prit le nom de lettre de change. Le pèlerin pouvait ainsi voyager sans argent sur lui et se trouvait plus en sécurité. Arrivé à destination, il récupérait auprès d'autres Templiers l'intégralité de son argent en monnaie locale. Les Templiers ont mis au point et institutionnalisé le service du change des monnaies pour les pèlerins.

Le trésor de l'Ordre

Il s'agissait d'un coffre fermé à clé dans lequel étaient gardés de l'argent, des bijoux, mais aussi des archives. Ce coffre-fort était appelé huche. Le maitre de l'ordre à Jérusalem en effectuait la comptabilité avant que celle-là ne fût transférée à la lin du Xlle siècle au trésorier de l'ordre. Trois articles des retraits de la règle nous renseignent sur le fonctionnement financier de l'ordre. Le maitre pouvait autoriser le prêt d'argent (sans intérêt) avec ou sans raccord de ses conseillers selon l'importance de la somme.

Les revenus provenant des commanderies d'Occident étaient remis au trésor du siège de l'ordre à Jérusalem. Tous les dons en argent de plus de cent besants étaient concentrés dans le trésor de l'ordre. Les commanderies de Paris ou de Londres servaient de centres de dépôts pour la France et l'Angleterre. Chaque commanderie pouvait fonctionner grâce à une trésorerie conservée dans un coffre. Au moment de (arrestation des Templiers en 1307, il a été retrouvé un seul coffre important, celui du visiteur de France, Hugues de Pairaud. L'argent qu'il contenait a été confisqué par le roi et a immédiatement reput les caisses royales

La garde du trésor royal

Elle a débuté en 1146 lorsque Louis VI, en partance pour la deuxième croisade, avait décidé de laisser le trésor royal sous la garde du Temple de Pans Par la suite, cela se développa, si bien que nombre de souverains firent confiance aux trésoriers de l'ordre. Cette pratique, qui ne mêlait en rien les activités financières du Temple et celles de la Couronne, prit fin durant le règne de Philippe IV Le Bel

Une autre grande personnalité, Henri I d'Angleterre, avait laissé La garde du trésor au Temple. Par ailleurs, de nombreux Templiers de la maison d'Angleterre étaient également des conseillers royaux.

Le patrimoine des Templiers

L'ordre du Temple possédait principalement deux types de patrimoines bâtis . des monastères appelés commanderies situés en Occident et des forteresses situées au Proche-Orient et dans la péninsule ibérique

La maison du Temple de Jérusalem

La maison du Temple à Jérusalem fut le siège central de l'ordre depuis sa fondation en 1118 jusqu'en 1187, date de la chute de la ville sainte reprise par Saladin Le siège central fut alors transféré à Acre, ville portuaire du royaume de Jérusalem. À la perte de la ville par les chrétiens en 1291, le siège de l'ordre fut à nouveau transféré dans la terre chrétienne la plus proche, l'ile de Chypre. C'est à Chypre que vivait Jacques de Molay, le dernier maitre de l'ordre avant son retour en France pour y être arrêté. Le siège de l'ordre n'a jamais été installé en Occident

Association Caritative d’assistance et secours des pauvres, des malades et des plus déshérités de ce monde.
http://www.oslj.org/

Fondation Hugues de Payns, fondateur de l’Ordre du Temple
http://www.huguesdepayns.fr/