Un peu de Clarté dans notre Eau Potable


Nous
mettons en ligne les relevés du Ministère de la Santé sur l’eau potable à
Corsavy. Variation depuis juillet 2008.
Il
serait souhaitable que la Mairie effectue plus de test dans l’année (1 par
mois) pour connaître en temps réel, l’état de notre eau. Ainsi qu’un
bulletin d’information qui apporterait plus de transparence dans sa gestion et
de sécurité pour ses consommateurs.
31 Juillet 2008
Eau impropre à La consommation

13 Août 2008
Analyse conforme aux exigences de qualité

13 Octobre 2008
Eau impropre à La consommation

2 Février 2009
Eau consommable

20 Juillet 2009
Eau consommable

8 Octobre 2009
Eau consommable
23
Mars 2010
23 Mars 2010
Eau consommable

Alerte à l'Arsenic dans l'eau potable
Suite une attente chronique des habitants depuis des années une question urgente se pose à nos élus, et surtout à ceux qui ne sont pas directement concernés par cet approvisionnement en eau potable vu leur autonomie personnelle
A QUAND UNE BONNE EAU POTABLE NATURELLE A CORSAVY ?
Etat à ce jour des unités de distribution en eau potable de : Corsavy ;
La source de Noguères qui est la résurgence des eaux d’infiltration du ravin de Cardebère, son débit est fortement sujet à variation en cas de sécheresse avec un taux d’arsenic entre 28 et 35 ug/l.Le forage de la Sarrallé connait lui aussi des baisses importantes de sa capacité en fonction des conditions atmosphériques.
Cela rend l’eau non conforme à la consommation, et sauf une maitrise journalière des dosages, il est impossible d’assurer une qualité inférieure à 10 um/l d’arsenic et une erreur d’autorisation, accordée arbitrairement aux Balmes par qui ? Pour un raccordement de fortune hors sol de près de 3 kms rendant le risque du village encore plus vulnérable en manque d’eau et en taux d’arsenic élevé. Qu’adviendrait- il sur tous les Mas se raccordaient légitimement de la sorte sur le réseau?
LE HAMEAU DE LECA; est alimenté par la source de Noguères avec le taux d’arsenic à taux plein, sans traitements en UV ni de pompe à chlore et une eau qui stagne dans une poche, Ce qui rend l’eau encore plus non conforme à la consommation.
Un forage provisoire pourrait immédiatement alimenter LECA dans de meilleures conditions , des subventions accordées existent, même si cette eau est captée dans un environnement ou les fosses septiques conforment ou non se déversent sur le lieu du captage. Voir l’autorisation Préfectorale ?
BATERE; Pas de traitement par UV, ni par pompe à chlore, captage à protéger, à voir la conformité.
Décisions des autorités de tutelle :
Lors d’une réunion du 04 mars 2010, la Direction de l’eau, Agriculture, Environnement et Ruralité : Service Eau Potable avec la présence de la DDASS, de l’Hydrogéologue, du bureau d’études et des élus, a estimé que toutes les étapes des différents scénarios pour la recherche de captage depuis des années n’ont pu aboutir.
Des dépenses importantes ont été engagées avec les risques sanitaires toujours réels pour les consommateurs.
La décision de la Direction de l’Eau laisse apparaitre que la seule alternative satisfaisante du point de vue quantitatif et qualitatif pour alimenter le village de Corsavy ainsi qu’une alternative au Hameau de Leca donne un avis favorable pour le captage de la source de la mine.
La DREAL a également prévenu qu’elle ne s’opposerait pas au projet de captage de la source dans la mine.
Plus de 4 Mois sont passés et toujours l’immobilisme chronique de nos élus et nous habitants, continuons de payer une eau impropre à la consommation avec les risques sanitaires connus énumérés ci-dessus.
Dangers réels heureusement solutionnés:
Le captage d’alimentation en eau potable de Arles sur Tech à la plaine, ainsi que pour la flore et la faune sur ce secteur, cela dépendait en toute sécurité de la présence ou non du transformateur au pyralène dans la mine de Batère , et tout cela non connu de la dangerosité sanitaire des personnes et organismes intéresses par cette présence, vu le manque d’informations sur ce sujet.
Pour votre santé le Transfo a été localisé, puis enlevé dans de bonnes conditions, grâce à quelques personnes motivées à l’environnement et à la sécurité, de son enlèvement et de son démantèlements conformément aux arrêtes préfectoraux, est un grand bien pour le Vallespir, malgré le blocage à la transparence avéré et tenace de certains, dans quel but ?
En France, la quasi totalité de contamination de l'eau à l'arsenic est d'origine naturelle. L'arsenic est en effet naturellement présent dans le sol. L'arsenic est connu pour sa forte toxicité générant des troubles digestifs graves
D'autres toxicités ont été découvertes, notamment le risque vasculaire et le risque sur l'athérosclérose carotidienne découverte en 2002. L'arsenic est surtout un cancérogène entraînant des cancers de la peau et des cancers internes.
Ces différentes toxicités ont conduit l'organisation mondiale de la santé (OMS) à abaisser en 1993 la valeur guide de l'arsenic dans l'eau de boisson de 50 à 10 ug par litre d'eau.
http://www.senat.fr/rap/l02-215-2/l02-215-256.html
(Document transmit par M. JP Marchant de
Corsavy)
GLOSSAIRE des termes techniques utilisés
Alcalinité
: C'est la capacité d'une eau à neutraliser des acides
due à la présence d'hydroxydes, de carbonates ou d'hydrogéno-carbonates alcalins
ou alcalinoterreux. Elle est généralement exprimée en degré français
(°F) ou en milligrammes par litre de carbonates de calcium.
Aquifère
: Se dit d'une formation géologique, c'est à dire d'une
couche du sous-sol, contenant de façon temporaire ou permanente de l'eau. L'aquifère
est constitué de roches perméables (formations poreuses, perméables et/ou fissurées)
permettant l'écoulement d'une nappe souterraine et capable de restituer de l'eau
naturellement et/ou par exploitation ( de l'eau).
Bactérie
: Organisme vivant microscopique (taille de l'ordre du micromètre
soit 0,001 millimètre) formé d'une seule cellule individualisée et apte à se reproduire.
Bassin
d'alimentation
: Il s'agit du domaine géographique dans lequel ont lieu
les apports d'eau, permanents ou temporaires, qui alimentent une nappe . Cette aire
varie sous l'effet de l'exploitation de la nappe.
Biodégradabilité,
Biodégradation
: Phénomène lié à l'action de micro-organismes des sols
ou des eaux qui permettent la dégradation (minéralisation) et donc la neutralisation
d'agents polluants dans les milieux terrestres ou aquatiques. Un produit est dit
biodégradable si, une fois consommé, il peut être décomposé par des organismes vivants.
Cancérigène
ou cancérogène
: Se dit des Agents physiques, chimiques ou biologiques qui
peuvent provoquer ou favoriser l'apparition d'un cancer. Il est admis généralement
que l'événement qui déclenche le processus de cancérogenèse chimique est l'induction
d'une mutation dans le matériel génétique (ADN) des cellules somatiques (c'est à
dire des cellules autres que les ovules ou les spermatozoïdes). Ce mécanisme génotoxique
ne comporte pas de seuil et il existe une probabilité d'effet toxique quel que
soit le niveau d'exposition (dans ce cas la norme sanitaire a pour objet de définir
un risque acceptable). D'autre part, il existe des cancérogènes qui peuvent produire
des tumeurs sans exercer d'activité génotoxique mais par un mécanisme indirect,
il est considéré dans ce cas qu'il existe une dose seuil pour ces cancérigènes
non génotoxiques.
Captage
: Désigne tout ouvrage utilisé couramment pour l'exploitation
d'eaux de surface ou souterraines et plus généralement la dérivation d'une ressource
en eau.
Coliformes
: On rencontre des bactéries coliformes dans des eaux insuffisamment
traitées ou contaminées. Ces bactéries font l'objet d'une référence de qualité
dans la réglementation, leur présence régulière dénote l'existence d'un problème
dont la cause doit être recherchée. Voir également Escherichia Coli
Conseil
Supérieur d'Hygiène Publique de France, Haut Conseil de la santé Publique
: Le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France est
une instance d'expertise nationale placée auprès du ministre chargé de la
Santé. Il est constitué de plusieurs sections et notamment d'une section des
eaux. L'avis de cette dernière est demandé lors de l'élaboration des textes réglementaires
relatifs aux eaux destinées à la consommation humaine et dans le cadre de différentes
procédures administratives prévues par ces textes. Il peut également être sollicité
pour la gestion de situations de non conformité aux exigences de
qualité. Dans certains cas, d'autres instances d'expertises peuvent être
saisies, en particulier l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments
(AFSSA) et l'Agence Française de Sécurité de Sanitaire de l'Environnement
(AFSSE).
Contrôle
sanitaire
: Le contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation
humaine a pour objet de vérifier la conformité de ces eaux aux exigences de qualité réglementaires.
Les lieux de prélèvement des échantillons, le contenu des analyses à effectuer,
leur fréquence et les méthodes analytiques de référence utilisées pour ce contrôle
sont déterminées par la réglementation.
Critères
de qualité
: Des critères de qualité (ou exigences de qualité) sont
fixés par la réglementation. D'une manière générale, les eaux " ne doivent
pas contenir un nombre ou une concentration de micro-organismes, de parasites ou
de toutes autres substances constituant un danger potentiel pour la santé des personnes ".
De plus, des limites de qualité sont fixées pour les paramètres de santé (microbiologiques
ou chimiques) et des références de qualité sont définies pour les paramètres
indicateurs du fonctionnement des installations de production et de distribution
de l'eau. Le respect des limites de qualité constitue une contrainte sévère.
Si une référence de qualité n'est pas satisfaite et que l'eau présente un risque
pour la santé des
personnes, le responsable de la distribution est tenu de prendre des mesures
correctives.
Déclaration
d'utilité publique (D.U.P)
: Acte administratif se traduisant par un arrêté préfectoral
qui tient compte des différents avis émis au cours de la procédure (instruction administrative,
enquête publique, conseil départemental d'hygiène). L'arrêté préfectoral de
DUP est exécutoire dès sa publication. Il prévoit si nécessaire des acquisitions
foncières et fixes des prescriptions à l'intérieur des périmètres (servitudes).
Il déclare d'utilité publique les travaux de prélèvement d'eau et les périmètres
de protection.
Délégation
de services publics
: Le contrat de délégation de service public est un contrat
conclu entre une personne publique et un tiers (public ou privé) choisi en vue
de l'exécution d'un service public.
- le délégant (l'autorité
publique) conserve les pouvoirs d'organisation et de contrôle du service
public,
- le délégataire (qui bénéficie
de la délégation) assure le fonctionnement à ses frais et risques, moyennant
une rémunération assurée par les résultats de l'exploitation de la production
et/ou de la distribution d'eau.
Dureté
:
La dureté est l'expression de la teneur en calcium et en magnésium de l'eau. Elle
se mesure en degré français (1°F=4 mg/l de calcium ou 0,56°allemand ou
0,7°anglais). Elle se manifeste, quand une eau est dure, par une difficulté à
former de la mousse avec du savon et a pour conséquence l'entartrage des canalisations
et des appareils de chauffage.
Eaux
brutes
: Eaux destinées à la consommation humaine
: toutes les eaux qui soit en l'état soit après traitement
sont destinées à la boisson, à la cuisson, à la préparation d'aliments ou à
d'autres usages domestiques mais aussi utilisées dans les entreprises alimentaires,
qu'elles soient fournies par un réseau de distribution ou qu'elles soient conditionnées (à
l'exception des eaux minérales
naturelles).
Eaux
destinées à la consommation humaine
: Toutes les eaux qui soit en l'état soit après
traitement sont destinées à la boisson, à la cuisson, à la préparation
d'aliments ou à d'autres usages domestiques mais aussi utilisées dans les
entreprises alimentaires, qu'elles soient fournies par un réseau de
distribution ou qu'elles soient conditionnées (à l'exception des eaux
minérales
naturelles).
Eaux
distribuées
: L'eau de distribution (ou eau du robinet) est celle qui
arrive au robinet du consommateur. D'origine souterraine ou superficielle, elle
provient d'une station de traitement et circule dans le réseau de distribution.
Le cas échéant, lors de son transport dans le réseau de distribution, elle
peut être stockée dans un réservoir (château d'eau).
Eau
douce
: Une eau douce ou agressive, par opposition à une eau
dure ou incrustante, a une dureté faible. Elle peut provoquer indirectement des
inconvénients pour la santé en permettant la dissolution d'éléments toxiques
lorsque l'eau stagne dans les canalisations. Voir Dureté
Eau
dure
: Lorsqu'une eau dure est chauffée, on observe
l'apparition d'un précipité : il s'agit du tartre, ou calcaire. Voir Dureté
Eaux
mixtes (EMI)
: Les eaux mixtes utilisées pour la production d'eaux
destinées à la consommation humaine proviennent du mélange dans des
proportions variables d'eaux souterraines avec des eaux superficielles pour des
raisons qualitatives ou quantitatives.
Eaux
souterraines (ESO)
: Toutes les eaux se trouvant sous la surface du sol en
contact direct avec le sol ou le sous-sol et qui transitent plus ou moins
rapidement (jour, mois, année, siècle, millénaire) dans les fissures et les
pores en milieu saturé ou non. (Directive 80-68-CEE du 17/12/79).
Eaux
superficielles (ESU)
: " Toutes les eaux stagnantes et les eaux courantes
à la surface du sol en amont de la limite des eaux douces " (Directive
Cadre sur l'eau n° 2000/60/CE du 23/10/2000).En ce qui concerne les eaux
superficielles utilisées pour la production d'eau destinée à la consommation
humaine, la définition est plus restrictive. Il s'agit des eaux des cours
d'eau, des canaux et des étangs appartement ou non au domaine public, classées
dans le code de la Santé Publique selon leur qualité en trois groupes A1, A2,
A3 et dont l'utilisation pour la consommation humaine
est subordonnée à la mise en place d'un traitement défini par la réglementation.
Escherichia-coli
: Organisme coliforme thermotolérant, aérobie et
facultativement anaérobie, qui loge généralement dans le gros intestin, chez
l'homme et les animaux à sang chaud. Les E. coli ne sont généralement pas
capables de se multiplier dans l'eau. Les Escherichia coli sont des bactéries
utilisées comme indicateur de la pollution microbiologique d'une eau. La
réglementation prévoit leur absence dans les eaux d'alimentation ( 0/ 100 ml).
Une eau destinée
à la consommation humaine est déclarée non conforme dès lors que l'on
dénombre une seule E. Coli dans un échantillon de 100 ml. Voir coliformes
Estimation
(ou appréciation) du risque
: Estimation qualitative et / ou quantitative, incluant
les incertitudes qui lui sont associées, de la probabilité de survenance et de
gravité des effets néfastes pour la santé, connus ou potentiels, sur une
population
donnée, basée sur l'identification des dangers, l'appréciation des effets et
l'appréciation de l'exposition. Source : Codex alimentarius (1998)
Evaluation
du risque
: Jugement de valeur sur le caractère acceptable ou non
du risque estimé au terme du processus d'appréciation du risque. Source :
Codex alimentarius
(1998)
Exigence
de qualité
: Des exigences de qualité sont fixées par la réglementation.
D'une manière générale, les eaux " ne doivent pas contenir un nombre ou
une concentration de micro-organismes, de parasites ou de toutes autres
substances constituant un danger potentiel pour la santé des personnes ".
De plus, des limites de qualité sont fixées pour les paramètres de santé
(microbiologiques ou chimiques) et des références de qualité sont définies
pour les paramètres indicateurs du fonctionnement des installations de
production et de distribution de l'eau. Le respect des limites de qualité
constitue une contrainte sévère. Si une référence de qualité n'est pas
satisfaite et que l'eau présente un risque pour la santé des personnes, le
responsable de la distribution est tenu de prendre des mesures correctives.
Gestion
du risque
: Elaboration de la décision et mise en œuvre des actions
concernant les risques, en passant de l’estimation du risque à l'évaluation
du risque (voir évaluation du risque).
Karst
:
Sous-sol calcaire fissuré ou microfissuré présentant une grande vulnérabilité
aux contaminations du fait des écoulements rapides par les fissures. Dans les zones
karstiques, une attention particulière doit être portée vis-à-vis des pollutions
microbiologiques notamment en présence d'élevages.
Limites
de qualité
: Les limites de qualité réglementaires sont fixées pour
des paramètres dont la présence dans l'eau est susceptible de générer des risques
immédiats ou à plus long terme pour la santé du consommateur. Elles concernent
aussi bien des paramètres microbiologiques que chimiques.
Maître
d'œuvre
: Personne ou entreprise qui est chargée de diriger la réalisation
d'un ouvrage ou des travaux pour le compte du maître de l'ouvrage (celui qui
finance).
Maître
d'ouvrage
: Personne publique ou privée (communes, syndicats, etc
...) responsable des décisions par délibération et pour le compte de laquelle
des travaux ou des ouvrages sont réalisés. Responsable de la bonne utilisation
des fonds, il effectue le paiement des travaux et opérations.
Micro-organismes
: Organisme microscopique animal ou végétal : Bactéries,
virus, protozoaires, algues, champignons, ...
Mutagène
: Substance susceptible de provoquer des mutations ou modifications
de la structure des chromosomes chez les êtres vivants.
Nappe
souterraine captive
: Nappe d'eau située entre deux couches de terrains imperméables
(argiles). La couche superficielle la sépare et la protège des pollutions de
surface.
Nappe
souterraine libre
: La nappe d'eau est dite libre, lorsqu'elle est directement
alimentée par les précipitations qui s'infiltrent depuis la surface du sol. Ces
nappes sont particulièrement vulnérables aux pollutions.
NFU
: Unité standard de mesure de la turbidité (Nephelometric
Formazin Unit). La turbidité désigne la teneur d'un liquide en matières qui le
troublent. Elle est causée par des particules colloïdales qui absorbent, diffusent
et/ou réfléchissent la lumière. La turbidité est un facteur écologique
important, qui peut traduire :
Une
teneur importante (normale ou non) en matières fines ou colorantes en suspension
(suite par exemple à l'érosion, au lessivage de sols fragiles, dégradés ou agricoles
labourés) :
Une
teneur élevée en plancton
Une
pollution ou eutrophisation de l'eau, cause éventuelle d'asphyxie (par anoxie)
du milieu ou de colmatage des branchies des poissons parfois.
Non
conformité
: Non respect des exigences de qualité ( voir exigences ou
critères de qualité)
Organisation
mondiale de la santé
: Institution internationale spécialisée des nations unies
créée en 1948 qui traite de questions sanitaires et de santé publique
Pathogène
: Qui provoque des maladies. Les agents pathogènes peuvent
être microbiologiques (bactéries, virus, protozoaires…), chimiques ou
physiques.
Perturbateur
endocrinien
: Le système endocrinien se compose d'un ensemble de glandes et des hormones qu'elles
produisent qui agissent sur le développement, la croissance, la reproduction et
le comportement des animaux et des êtres humains. Les perturbateurs endocriniens
sont des agents qui paraissent influer (ou "perturber") sur le fonctionnement
de ce système.
Périmètre de protection otection, se reporter à la fiche "La protection des captages" de la
Limites de l'espace réservé réglementairement autour des captages utilisés pour l'alimentation en eau potable, après avis d'un hydrogéologue agréé. Les constructions, les installations, les ouvrages, les travaux et les activités (artisanales, agricoles et industrielles) y sont réglementées et peuvent y être interdites afin de préserver la ressource en eau, en évitant des pollutions chroniques ou accidentelles. On peut distinguer réglementairement trois périmètres :
- le périmètre de protection immédiate,
- le périmètre de protection rapprochée,
- le périmètre de protection éloignée.
Phytosanitaires/Pesticides
: Ce sont des substances chimiques telles que les herbicides, les insecticides,
les fongicides...utilisées pour la protection des cultures contre les maladies,
les insectes ravageurs ou les "mauvaises herbes". Les pesticides se dégradent
plus ou moins lentement dans l'environnement et se retrouvent dans les ressources
en eaux notamment celles utilisées pour la production d'eaux destinées à la consommation
humaine.
Pollution
diffuse
: Pollution des milieux aquatiques et des formations aquifères
dont le type ou la nature peuvent être généralement connus mais dont l'origine
géographique est difficilement repérable car elles ne proviennent pas d'un site
ou d'une source unique.
Pollution
ponctuelle
: Pollution provenant d'un lieu particulier, par exemple
point de rejet d'un effluent domestique, agricole ou industriel, zone contaminée,
rejet accidentel...
Principe
de précaution
: Principe selon lequel toutes les mesures de précaution
devraient être prises lorsqu'une activité comporte un risque pour
l'environnement ou la santé humaine, que l'on dispose ou non de résultats de
recherche scientifique indiquant de façon irréfutable le bien-fondé de ces
mesures. Selon l' article L. 110-1-II-1 du Code de l'environnement :
"Principe selon lequel l'absence de certitudes, compte-tenu des
connaissances scientifiques et techniques du moment ne doit pas retarder
l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un
risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement, à un coût économiquement
acceptable".
Protection
des captages
: Voir périmètres de protection
Références
de qualité
: Valeurs indicatives établies à des fins de suivi des
installations de production et de distribution d'eau et d'évaluation du risque
pour la santé des personnes( voir critère de qualité ou exigences de qualité
).
Régie
: Mode de gestion d'un service public lorsque celui-ci est assuré directement
par l'administration, en l'occurrence les collectivités.
Ressources
: Masses d'eau disponibles.
Risque
: Probabilité d'occurrence d'un effet néfaste sur la
santé (danger ou inconvénient immédiat ou à long terme).
Solubilité
: Aptitude d'une substance à se dissoudre dans l'eau.
Structures
intercommunales
: Regroupement administratif de communes (syndicats,
communautés de communes).
Surveillance
: Suivi des installations et de la qualité de l'eau assuré
par le responsable de la distribution de l'eau.
Synergie
(effets synergiques)
: Interaction de plusieurs substances ou processus dont
l'effet est supérieur à la somme des effets individuels de chaque substance ou
processus.
Toxicité
: Particularité propre à diverses substances dont l'absorption
a pour effet de perturber la croissance, le métabolisme, la reproduction et la
résistance aux maladies des êtres vivants, provoquant des troubles physiologiques
pouvant aller jusqu'à la mort des individus exposés. En fonction de l'intensité
et de la rapidité des effets, on distingue une toxicité aiguë, une toxicité
subaiguë et une toxicité à long terme encore dénommée toxicité chronique,
résultant de l'exposition permanente à de faibles concentrations d'un toxique.
Turbidité
: La turbidité traduit le trouble de l'eau et s'exprime en NFU. Elle est due à
la présence dans l'eau de particules solides très petites (limons, argiles,
micro-organismes…) non visibles à l'œil (0,001 millimètre). Ce paramètre
présente une grande importance dans la mesure où il est un des indicateurs de
contamination microbiologique de la ressource ou de dysfonctionnement dans les
installations de traitement et de distribution. Le risque principal pour la santé
est dû aux microorganismes (bactéries, virus, parasites) qui se fixent sur les
matières en suspension et sont ainsi protégés de l'action du désinfectant.
Unité
de distribution (UDI)
: Zone géographique à l'intérieur d'une même entité
administrative (syndicat ou commune), exploitée par la même personne morale et
dans laquelle la qualité de l'eau distribuée est homogène.
Zone
d'appel
: La zone d'appel est une zone dans laquelle les niveaux
de la nappe sont influencés par le pompage et dans laquelle l'ensemble des
filets d'eau se dirigent vers le pompage c'est à dire l'endroit où l'eau est
captée.
Elle
appartient au bassin d'alimentation du captage, elle a une importance considérable
car les polluants introduits dans cette zone sont susceptibles d'atteindre
l'ouvrage de pompage.